mesurette \mə.zy.ʁɛt\ féminin

 

Petit ustensile pour doser une quantité précise (par exemple, une dose de médicament, de lessive, etc.)

 

(Politique) (Péjoratif) Petite mesure, sans grande portée ou sans grande efficacité.

  "GROUPE DE TRAVAIL HARKI" : la montagne a bien accouché d'une souris !!!

Mis en place le 23 janvier 2018 dans les conditions rocambolesques que nous connaissons, le groupe de travail Harki souhaité par le Président Macron a tenu une réunion le 20 juin (la dernière ?). Les grandes lignes du rapport que va remettre le Préfet Ceaux ont été présentées à nos "représentants". La Réparation tant attendue (certains présidents d'association, très confiants dans les propos du Chef de l'Etat, nous disaient même : "nous sommes sur le chemin de la réparation") semble, à nouveau, renvoyée aux calendes grecques ! Les promesses n'engagent que ceux qui y croient, dit-on... Les négociations avec les pouvoirs publics commencent maintenant. Tous ceux qui prétendent porter la parole des Harkis, à commencer par les représentants qui ont été désignés dans cette commission, ont le devoir de s'organiser pour peser dans les discussions avec le gouvernement.

 

 

GROUPE DE TRAVAIL : UN DIALOGUE DE SOURDS

Quel bilan devons-nous tirer des discussions entre nos "représentants" et ceux de l'Etat ? Représentativité bafouée, incapacité des membres Harkis à porter un discours cohérent et unitaire, incompétence mise au grand jour de la plupart de ces représentants dont certains, en total décalage avec la situation vécue par les Harkis et leurs familles, n'ont jamais été en mesure d'afficher clairement leur position et de faire la moindre proposition. Savent-ils seulement ce que le mot "Réparation" signifie et sont-ils vraiment concernés par la situation dramatique endurée depuis de nombreuses années par les Harkis et leurs familles ?

Nous pouvons nous interroger tant leur participation aux différentes réunions de ce "groupe de travail" a été de la plus grande discrétion !

Mais pourquoi donc accepter de siéger dans ce genre de commission et d'être incapables de porter la parole de toute une communauté qui attend depuis plus de 50 ans que Justice lui soit rendue ? Sûrement ce besoin de reconnaissance pour soi et un ego boursouflé...

Nous voyons, aujourd'hui, les conséquences dramatiques pour toutes ces personnes qui attendent depuis si longtemps que toutes les fautes commises à leur égard soient réparées. Ces représentants portent une lourde responsabilité dans l'échec des premières discussions avec le Préfet Ceaux.

 

Côté pouvoirs publics, nous devons bien admettre que les dés étaient pipés dès le lancement des "travaux" demandés par le Président Macron !

Le choix de favoriser une certaine association au sein de cette commission, la volonté d'écarter d'emblée l'argumentaire élaboré par le Collectif National Justice pour les Harkis (pourtant, nous avons répondu au souhait du Préfet Ceaux qui nous demandait de lister les préjudices et d'en faire l'évaluation), le refus de nous auditionner malgré plusieurs demandes, les débats houleux dans le groupe de travail ou à l'occasion des rencontres avec les associations en Province, l'autoritarisme qui a souvent prévalu et le manque de courtoisie rapportés par plusieurs présidents d'association témoignent de ce pseudo dialogue tant prôné par le gouvernement.

Plus grave, nous avons rapidement compris que nous ne partagions pas la même définition du mot "Réparation" et qu'en réalité, les autorités ne voulaient pas discuter des nombreuses fautes commises par tous les gouvernements successifs et qu'ils avaient d'emblée privilégié la voie d'un "réparation" symbolique.

 

DES PROPOSITIONS HONTEUSES !

Le projet de rapport présenté le 20 juin aux représentants Harkis et qui doit être remis au Président Macron est une véritable insulte faite aux Harkis et à leurs familles !  Aucune mesure de Réparation ne figure dans ces conclusions.

Le Préfet Ceaux nous dit, en préambule, que "les choses seront posées comme il se doit et que son "rapport a vocation à faire la lumière sur un certain nombre de faits historiques".

Si c'était le cas, les nombreuses fautes commises par tous les gouvernements successifs, l'inégalité de traitement dans l'application des mesures destinées à TOUS les Rapatriés et en particulier le dispositif d'indemnisation des biens perdus en Algérie, le refus d'accorder le statut juridique de Rapatrié aux femmes ou ex-conjoints de Harkis, les conséquences terribles des souffrances psychiques jamais prises en compte par les autorités, etc. auraient dû conduire le président de cette commission à PROPOSER DE VRAIES MESURES DE REPARATION !

On nous parle, aujourd'hui, de mesures de solidarité nationale pour la 1ère génération avec une augmentation "significative" de l'allocation de reconnaissance de 400 € par an, soit 33 € par mois !

Pour la seconde génération, deux mesures sont proposées :

- la première concernant les retraites (aide au rachat de trimestres en réduisant de moitié la participation financière demandée aux intéressés et augmentation du nombre de trimestres pouvant être rachetés, 8 au lieu de 4).

Rappelons que cette mesure est totalement inefficace puisque seulement 30 dossiers ont été déposés à la CNAV !

 - la seconde proposition consisterait à créer un fonds de solidarité permettant de venir en aide aux personnes en grande difficulté ; selon le Préfet Ceaux "l'idée serait de financer des dépenses de santé, de logement, l'éducation des enfants, les obsèques...".

Les conditions d'attribution seraient nombreuses (être passé par un camp ou un hameau de forestage au moins 6 mois, conditions de ressources, composition de la famille...).

et c'est tout !!!

mais où sont les mesures de réparation dont on nous parlait avant et après l'élection présidentielle ?

 

 

 

 

REAGIR ET AGIR ENSEMBLE !

Nous ne pouvons pas accepter les discours du Préfet Ceaux ou du Député Damaisin qui nous demandent d'être raisonnable.

Tout comme, nous refusons les arguments fallacieux qui ont été avancés dans cette réunion par ce parlementaire qui prétend que "l'attente était exagérée et on le paie maintenant".

Faut-il vous rappeler, Monsieur le Député, les propos du Président Macron dans le "contrat de devoirs" rédigé par Monsieur Michel BERNOS, au moment de la campagne présidentielle ou ceux que le Chef de l'Etat a tenu le 25 septembre 2017 ?

Extraits : "l’égalité sera une des clefs de voûte de notre projet pour construire une société solidaire et fraternelle, seule garante d’un vrai vivre ensemble, un vivre ensemble qui se doit de regarder la vérité historique avec courage et lucidité"...

"Le terrain réglementaire peut être une bonne et une rapide réponse ainsi que la suite logique à la reconnaissance de la responsabilité et à la recherche d’une réparation. Nous entendons passer avec vous un contrat de devoirs : " nous devons définir ensemble les tenants et les aboutissants de cette affaire » et en ajoutant : «il faut avoir la réparation la plus fine et la plus intelligente possible {…], qu’il ne s'agit pas de prendre une mesure unilatérale, il s'agit d'avoir vraiment une commission qui regarde au cas par cas, en distinguant les faits, les générations et leurs difficultés et en regardant vraiment les choses de manière réelle" pour enfin nous dire vouloir "aller au bout de ce qui doit être fait par la République vis-à-vis des Harkis et de leurs enfants".

Comment devons-nous qualifier les contradictions flagrantes des propos du Président de la République et les propositions émises dans ce "groupe de travail" ?

Dans une affaire aussi grave, pouvons-nous nous contenter des arguties basées uniquement sur des questions de "manœuvre budgétaire" ?

La France a une dette morale et matérielle envers toutes ces femmes et tous hommes lâchement abandonnés en Algérie et victimes d'une véritable ségrégation sociale sur le territoire métropolitain depuis 1962.

Cette dette doit être honorée et vous ne pouvez pas, Monsieur le Député, vous retrancher systématiquement derrière ces contraintes budgétaires.

La solidarité nationale a joué pleinement pour nos compatriotes "rapatriés d'origine européenne" et pour d'autres victimes de certaines politiques menées par l'Etat Français.

 

la réparation de tous les préjudices subis est un dû légitime pour les harkis et leurs familles.

 

Tous les militants de la cause harki doivent se rassembler et réfléchir ensemble à toutes les actions possibles que nous devons mener pour  que justice soit rendue à nos parents et pour que nous soyons enfin des citoyens à part entière. 

Poursuivre le combat d'Abdelkrim

Rapport "Aux harkis la France reconnaissante"

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